Électricité et facture

Rénovation énergétique : l'éco-PTZ monte à 50 000 € et s'ouvre aux travaux simples

Le prêt à taux zéro pour la rénovation énergétique voit son plafond doubler et se simplifie. À partir du 1er septembre 2026, les propriétaires pourront emprunter jusqu’à 50 000 € sans intérêts pour financer des travaux simples comme l’isolation ou le remplacement d’une chaudière. Une condition s’ajoute : les maisons individuelles devront décarboner leur chauffage.

Tools and tiles on a construction site, ready for tiling work. Includes trowel, tape measure, and adhesive tape.
Photo : Bimbim Sindu / Pexels — Générée par IA

Publié 26 août 2026 Lecture 3 min

Le gouvernement revoit à la hausse le montant et les conditions de l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ). Depuis le 25 août 2026, ce dispositif permet d’emprunter jusqu’à 50 000 € sans intérêts pour des travaux de rénovation énergétique. Les logements concernés doivent être achevés depuis plus de deux ans et utilisés comme résidence principale.

Cette enveloppe peut couvrir des travaux simples, comme l’isolation des combles ou le remplacement d’une chaudière, sans obligation de réaliser un bouquet de travaux. Une nouveauté : à partir du 1er septembre 2026, les projets de rénovation globale en maison individuelle devront inclure la décarbonation du chauffage et de l’eau chaude sanitaire. Cette condition ne s’applique pas aux copropriétés ni aux travaux sur parties privatives en appartement.

Un prêt accessible aux propriétaires occupants et bailleurs

L’éco-PTZ s’adresse aux propriétaires occupants, aux bailleurs, aux syndicats de copropriétés et même aux sociétés civiles non soumises à l’impôt sur les sociétés. Les travaux doivent être réalisés par des entreprises labellisées RGE (Reconnu garant de l’environnement). Pour en bénéficier, il suffit de déposer un dossier auprès d’une banque partenaire, avec les devis des travaux envisagés.

Le prêt peut être versé en une ou plusieurs fois, sur présentation des factures. Une fois l’offre de prêt signée, les travaux doivent être achevés dans un délai de trois ans. Les banques vérifient l’éligibilité des projets et la solvabilité des emprunteurs, mais ce sont les entreprises RGE qui attestent de la conformité des travaux.

Cumuler l’éco-PTZ avec MaPrimeRénov’ pour réduire le reste à charge

Depuis 2022, il est possible de combiner l’éco-PTZ avec MaPrimeRénov’. Pour cela, il faut remettre à la banque l’attestation de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) confirmant l’obtention de l’aide. Le montant de l’éco-PTZ ne peut alors pas dépasser le reste à charge indiqué sur la notification de l’Anah.

Cette simplification permet de réduire davantage le coût des travaux. Par exemple, un ménage modeste réalisant une rénovation globale peut bénéficier de MaPrimeRénov’ Sérénité, qui couvre jusqu’à 50 % du coût des travaux, puis financer le reste avec un éco-PTZ sans intérêts.

Des travaux éligibles variés et des plafonds adaptés

L’éco-PTZ finance plusieurs types de travaux :

  • L’isolation thermique des toitures, murs, parois vitrées ou planchers bas.
  • L’installation ou le remplacement de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire, y compris ceux utilisant des énergies renouvelables.
  • La réhabilitation des systèmes d’assainissement non collectif ne consommant pas d’énergie.
  • Les travaux induits, comme la reprise d’électricité ou l’installation d’une ventilation.

Pour les rénovations globales, le prêt peut atteindre 50 000 €, contre 30 000 € pour des travaux par action. La durée maximale de remboursement est de 20 ans. Un éco-PTZ complémentaire peut être demandé dans les cinq ans suivant l’offre initiale, sans dépasser le plafond le plus élevé des deux prêts.

Une échéance à surveiller pour les projets en maison individuelle

À partir du 1er septembre 2026, les offres d’éco-PTZ pour des projets de rénovation globale en maison individuelle devront obligatoirement inclure la décarbonation des équipements de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Cela signifie installer une pompe à chaleur non hybride, se raccorder à un réseau de chaleur, ou opter pour un système biomasse ou solaire.

Cette condition ne s’applique pas aux copropriétés ni aux travaux sur parties privatives en appartement. Les ménages concernés doivent donc anticiper cette échéance pour éviter tout refus de financement. Pour les autres projets, l’éco-PTZ reste accessible sans cette contrainte, mais il est conseillé de vérifier l’éligibilité des travaux auprès d’un conseiller France Rénov’ ou d’une entreprise RGE.

Auteur

La rédaction du Fil Rédaction du Fil Énergie

Les articles signés de cette rédaction sont établis à partir de sources primaires publiques — CRE, ministères, ADEME, INSEE, Enedis — et vérifiés avant publication : chaque chiffre et chaque citation sont confrontés au texte des sources.

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