Chauffage

Rénovation globale : plus d'éco-PTZ sans chauffage décarboné au 1er septembre

À partir du 1er septembre 2026, une maison individuelle n'obtiendra plus d'éco-PTZ « performance énergétique globale » si les travaux ne remplacent pas la chaudière au fioul, au gaz ou au charbon par un système décarboné. Le prêt reste plafonné à 50 000 €, sans intérêts.

Tools and tiles on a construction site, ready for tiling work. Includes trowel, tape measure, and adhesive tape.
Photo : Bimbim Sindu / Pexels — Générée par IA

Publié 10 août 2026 Lecture 4 min

L’éco-PTZ impose désormais la décarbonation du chauffage et de l’eau chaude

À compter du 1er septembre 2026, les offres d’éco-PTZ « performance énergétique globale » pour les maisons individuelles ne financeront plus des projets sans décarbonation des équipements de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Concrètement, cela signifie que si vous envisagez une rénovation globale, vous devrez installer une pompe à chaleur, un système solaire combiné, une chaudière biomasse ou vous raccorder à un réseau de chaleur.

Cette obligation ne concerne que les maisons individuelles. Les copropriétés et les travaux sur parties privatives d’appartements en sont exemptés. Si vous prévoyez des travaux avant cette date, vous pouvez encore bénéficier de l’éco-PTZ sans cette condition.

Le montant maximal de l’éco-PTZ reste fixé à 50 000 €, remboursable sur une durée maximale de 20 ans. Un prêt complémentaire peut être demandé dans les cinq ans suivant l’offre initiale, sans dépasser ce plafond.

Quels équipements sont éligibles à la décarbonation ?

Pour respecter la nouvelle règle, vos travaux devront inclure l’un des équipements suivants : une pompe à chaleur non hybride, un raccordement à un réseau de chaleur, un système biomasse ou un système solaire combiné. Les chaudières au fioul, au gaz ou au charbon ne seront plus financées dans le cadre de l’éco-PTZ « performance énergétique globale » pour les maisons individuelles.

Les pompes à chaleur doivent avoir une efficacité énergétique saisonnière d’au moins 111 % pour une application moyenne ou haute température, et d’au moins 126 % pour une application basse température. Les systèmes solaires combinés doivent être couplés à des émetteurs de chauffage central à basse température et posséder une certification CSTBat ou Solarkeymark.

Les chaudières biomasse doivent être de classe 5 selon la norme NF EN 303.5 ou avoir obtenu le label Flamme verte. Ces mentions doivent figurer sur la facture des travaux.

Comment vérifier l’éligibilité de vos travaux avant septembre 2026 ?

Si vous envisagez une rénovation globale, vous devez vous assurer que votre projet inclut bien la décarbonation du chauffage et de l’eau chaude sanitaire. Pour cela, consultez les devis des entreprises RGE (Reconnu garant de l’environnement) et vérifiez que les équipements proposés respectent les critères techniques exigés.

Les entreprises RGE sont responsables de l’attestation d’éligibilité des travaux. En cas d’erreur, elles s’exposent à une amende égale à 10 % du montant des travaux indûment déclarés éligibles. Vous pouvez trouver un professionnel RGE près de chez vous via l’annuaire des professionnels RGE.

Si vous avez déjà obtenu une offre d’éco-PTZ avant le 1er septembre 2026, mais que les travaux ne sont pas encore terminés, vous devez vérifier que les équipements installés respectent la nouvelle condition de décarbonation. Dans le cas contraire, vous devrez fournir un nouveau formulaire « Entreprise » à votre banque.

Quelles aides complémentaires peuvent financer vos travaux ?

En plus de l’éco-PTZ, vous pouvez cumuler d’autres aides pour financer votre rénovation énergétique. MaPrimeRénov’ est accessible à tous les ménages, avec des montants variables selon vos revenus. Pour les ménages modestes et très modestes, MaPrimeRénov’ Sérénité finance jusqu’à 50 % du coût des travaux (hors taxes et bonus).

Le dispositif « Coup de pouce Chauffage » offre également des primes pour le remplacement d’une chaudière au fioul, au gaz ou au charbon par un équipement décarboné. Les montants varient selon vos revenus et le type d’équipement installé. Par exemple, le volume de certificats d’économies d’énergie (CEE) est multiplié par 5 pour l’installation d’une pompe à chaleur ou d’une chaudière biomasse.

La TVA à taux réduit de 5,5 % s’applique aux travaux d’installation des équipements éligibles, sous réserve du respect des critères techniques. Enfin, des aides locales peuvent être disponibles selon votre région.

Quelles démarches pour obtenir ces aides ?

Pour bénéficier de l’éco-PTZ, vous devez d’abord obtenir des devis détaillés auprès d’entreprises RGE. Une fois ces devis en votre possession, vous adressez à une banque partenaire les formulaires « Emprunteur » et « Entreprise », accompagnés des devis. La banque vérifie la conformité des pièces et analyse votre solvabilité avant de vous accorder le prêt.

Pour MaPrimeRénov’, la demande se fait en ligne avant le début des travaux. La prime est versée après la fin des travaux, sur présentation des factures. Pour le « Coup de pouce Chauffage », vous devez accepter l’offre d’un signataire de la charte avant de signer le devis des travaux. La prime peut être versée par virement, chèque ou déduite directement de la facture.

N’oubliez pas de vérifier les dates d’engagement des travaux pour chaque aide. Par exemple, pour le « Coup de pouce Chauffage », les opérations doivent être engagées avant le 31 décembre 2026. Pour l’éco-PTZ, les travaux doivent être réalisés dans les trois ans suivant l’attribution du prêt.

Auteur

La rédaction du Fil Rédaction du Fil Énergie

Les articles signés de cette rédaction sont établis à partir de sources primaires publiques — CRE, ministères, ADEME, INSEE, Enedis — et vérifiés avant publication : chaque chiffre et chaque citation sont confrontés au texte des sources.

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