Modules photovoltaïques : la fin des remises chinoises fait monter les prix de 5 à 9 %
Pékin a mis fin aux remboursements de taxes à l'export le 1er avril. L'effet attendu sur le coût d'un projet se situe entre 2 et 4 % — au moment précis où la prime disparaît.
Publié 1 août 2026 Vérifié 1 août 2026 Prochaine révision 3 déc. 2026 Lecture 5 min
La Chine a mis fin, au 1er avril 2026, aux remboursements de taxes dont bénéficiaient ses exportateurs de modules photovoltaïques. L'effet attendu sur le prix des modules est de 5 à 9 %, soit 2 à 4 % sur le coût d'investissement total d'un projet.
Deux mouvements qui se cumulent
Pris isolément, 2 à 4 % de hausse sur le capex resterait absorbable. Le problème est la simultanéité. Deux mois plus tard, l'arrêté S21 supprimait la prime à l'autoconsommation et ramenait le tarif de rachat du surplus à 1,1 centime le kilowattheure.
Un projet résidentiel encaisse donc, sur un même semestre, une hausse du coût d'entrée et une suppression du soutien. L'équation de rentabilité ne se dégrade pas d'un côté : elle se dégrade des deux.
Ce que cela ne change pas
Le calcul reste favorable dès lors qu'il repose sur l'autoconsommation et non sur la revente. Un kilowattheure produit et consommé sur place vaut le prix de l'électricité achetée — autour de 21 centimes — contre 1,1 centime revendu. Ce rapport de 1 à 20 domine largement une variation de 4 % sur le capex.
La conséquence pratique
Les devis établis avant avril 2026 ne sont plus représentatifs. Un devis de plus de trois mois mérite d'être refait, et la comparaison entre installateurs redevient utile — la hausse ne se répercute pas au même rythme selon les stocks de chacun.
Auteur
Journaliste rédactrice au Fil Énergie. Suit les équipements du logement : pompes à chaleur, chauffage au bois, photovoltaïque et autoconsommation.