Au 31 mars 2026, le parc photovoltaïque français atteint 33 GW
Le rythme de raccordement ralentit légèrement : 1 495 MW au premier trimestre 2026, contre 1 571 MW un an plus tôt. Un tassement qui précède la suppression de la prime.
Publié 3 août 2026 Vérifié 3 août 2026 Prochaine révision 3 déc. 2026 Lecture 4 min
Le parc photovoltaïque français atteint 33 GW de puissance cumulée au 31 mars 2026, dont 32,1 GW en métropole continentale.
Un rythme qui se tasse
Les raccordements du premier trimestre 2026 s'établissent à 1 495 MW, contre 1 571 MW sur la même période de 2025. Le recul est modeste — environ 5 % — mais il intervient avant l'entrée en vigueur de l'arrêté S21, qui a supprimé la prime à l'autoconsommation le 5 juin.
Autrement dit : le trimestre observé reflète encore l'ancien régime d'aide. L'effet de la suppression, s'il y en a un, apparaîtra dans les chiffres du troisième et du quatrième trimestre.
Ce que ce chiffre ne dit pas
Une puissance installée cumulée mesure un stock, pas une production. Elle ne dit rien du facteur de charge, ni de la part réellement autoconsommée, ni de la répartition entre grandes centrales au sol et installations résidentielles — trois données qui déterminent l'utilité réelle du parc pour le système électrique.
C'est aussi pour cela que la réforme des heures creuses, qui déplace de la consommation vers l'après-midi, compte autant que les gigawatts ajoutés.
Auteur
Journaliste rédactrice au Fil Énergie. Suit les équipements du logement : pompes à chaleur, chauffage au bois, photovoltaïque et autoconsommation.