Votre loyer peut augmenter de 1,15 % dès juillet 2026 : ce que dit le nouvel IRL
L’indice de référence des loyers (IRL) pour le 2e trimestre 2026 vient d’être publié. Il permet aux propriétaires de réviser les loyers une fois par an, avec une hausse maximale de 1,15 %. En parallèle, un décret renforce l’accompagnement des locataires en difficulté pour prévenir les impayés.
Publié 13 août 2026 Lecture 4 min
L’IRL atteint 148,37 au 2e trimestre 2026
L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié le 10 juillet 2026 l’indice de référence des loyers (IRL) pour le 2e trimestre. En France métropolitaine, il s’établit à 148,37, contre 146,60 au trimestre précédent. Cette progression de 1,15 % sur un an permet aux propriétaires de réviser les loyers à la hausse, si le bail le prévoit.
La révision du loyer intervient une fois par an, à la date indiquée dans le contrat de location ou, à défaut, à la date anniversaire du bail. Si votre bail mentionne cette clause, votre propriétaire peut appliquer cette augmentation dès maintenant. En Corse, l’IRL est fixé à 146,22, et dans les départements et régions d’Outre-mer, il s’élève à 146,94.
L’IRL est calculé à partir de la moyenne de l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers, sur les 12 derniers mois. Cette méthode garantit une indexation stable, mais elle peut entraîner des hausses de loyer pour les locataires.
Comment vérifier si votre loyer peut être révisé
Pour savoir si votre loyer peut être augmenté, consultez votre contrat de location. La clause de révision doit y figurer explicitement. Si elle est présente, la hausse de 1,15 % s’applique à partir de la date prévue dans le bail ou, à défaut, à la date anniversaire de sa signature.
Si votre bail ne mentionne aucune clause de révision, votre loyer reste inchangé. Aucune augmentation ne peut être imposée sans cette mention contractuelle. En cas de doute, vérifiez les termes de votre contrat ou demandez une copie à votre propriétaire.
En cas de désaccord, vous pouvez contester une augmentation abusive auprès de la commission départementale de conciliation (CDC). Cette instance gratuite aide à résoudre les litiges entre locataires et propriétaires sans passer par un tribunal.
Un accompagnement social déclenché plus tôt en cas d’impayés
Un décret publié le 6 août 2026 modifie les règles en cas d’impayés de loyer. Désormais, un diagnostic social et financier est réalisé dès le stade du commandement de payer, et non plus seulement lors d’une procédure judiciaire. Cette mesure vise à prévenir les expulsions en identifiant plus tôt les difficultés des locataires.
Si votre propriétaire est un particulier ou une SCI familiale, ce diagnostic peut être déclenché dès le premier impayé. Il permet d’évaluer votre situation et de proposer des solutions adaptées, comme un échelonnement de la dette ou des aides financières.
Un mois avant l’audience devant le juge, un nouvel entretien peut être proposé pour actualiser le diagnostic. Cela permet de prendre en compte d’éventuels changements dans votre situation, comme une perte d’emploi ou une maladie.
Que faire si vous recevez un commandement de payer
Si vous recevez un commandement de payer, ne l’ignorez pas. Contactez immédiatement votre propriétaire pour expliquer votre situation et tenter de trouver un arrangement. Vous pouvez aussi solliciter l’aide d’un travailleur social ou d’une association spécialisée dans le logement.
Le diagnostic social et financier est transmis à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX). Cette instance peut vous orienter vers des dispositifs d’aide, comme le fonds de solidarité pour le logement (FSL) ou la garantie Visale, qui couvre les impayés de loyer.
Si vous ne participez pas à l’entretien, le diagnostic peut tout de même être réalisé à partir des informations disponibles. La CCAPEX peut aussi demander sa mise à jour pour examiner votre situation en détail.
Les échéances à surveiller pour les locataires et propriétaires
Pour les locataires, la date clé est celle de la révision du loyer, indiquée dans le bail ou à sa date anniversaire. Si une augmentation est prévue, votre propriétaire doit vous en informer par écrit. Vérifiez que le montant appliqué correspond bien à la hausse de 1,15 %.
Pour les propriétaires, la révision du loyer doit respecter les règles de l’IRL. Si vous envisagez une augmentation, assurez-vous que votre bail contient une clause de révision et que vous respectez la date prévue. En cas d’impayés, le nouveau décret vous permet de déclencher plus tôt un accompagnement social pour éviter une procédure judiciaire.
Enfin, si vous êtes en difficulté financière, n’attendez pas pour demander de l’aide. Les dispositifs comme le FSL ou la garantie Visale peuvent vous éviter une expulsion. Contactez votre CCAPEX départementale pour connaître les solutions adaptées à votre situation.
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